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Les débuts de l'alpinisme en Ubaye


Remerciements à Monsieur Martin-Charpenel Pierre, qui nous a aimablement autorisé à reprendre quelques extraits de son ouvrage, écrit avec Monsieur Durand Francis en 1981 et publié par La Sabença: "Les débuts de l'alpinisme et du ski dans la vallée de l'Ubaye".

 

Est-il grotesque de parler d'alpinisme dans la vallée de l'Ubaye? Comparé aux autres grands massifs français, Mont Blanc, Ecrins..., il est vrai que le potentiel est moindre!

Pourtant, de grands noms de l'alpinisme ont usé leurs semelles sur les sommets ubayens et y ont trouvé quelque intérêt. Ainsi, le révérent Coolidge écrivait: "Dans cette région nous faisons entrer les deux chaînes de montagnes qui limitent la vallée de l'Ubaye en dessus de Barcelonnette: les principaux sommets sont l'aiguille de Chambeyron (3410m) le pic le plus élevé entre la Méditerrannée et le mont Viso, le grand Rubrenc (3388m), la pointe de la Font Sancte, le pic de Pelvat (3218m)... Tous ces magnifiques sommets s'attaquent de Maljasset, le hameau le plus élevé de la vallée. Sa position est l'une des plus belles des Alpes, et on peut à cet égard le mettre au rang de la Bérarde et Val d'Isère dans les Alpes du sud ouest; mais il n'y a pas beaucoup de commodités. Cependant, sans aucun doute, dans un avenir prochain, lorsque la possibilité de faire de Maljasset un "centre" se sera réalisée, ce village s'améliorera comme il le mérite." Extrait du Guide de l'alpiniste dans la vallée de l'Ubaye par WAB Coolidge, écrit en 1898.

 

Reprenons l'histoire de cet alpinisme au travers de l'ouvrage de la Sabença:

"... De la première moitié du XIX siècle, on ne retiendra guère que le nom du capitaine Durand, qui fut le seul escaladeur de sommets, mais qui n'avait rien d'un alpiniste puisque ses courses avaient pour but l'installation de signaux géodésiques destinés aux relevés de la carte d'état major. En Ubaye il gravit le grand Rubren (3340m) aux environs de 1820...

Le premier alpiniste authentique à en faire l'ascension, et à en rédiger le récit, fut François Arnaud le 6 octobre 1875: il avait été désigné pour cela par la section locale du CAF, en compagnie de MM. Gassier, Pellotier, et Vinatier.

A suivre: L'ère des pionniers